Le système nerveux

Au niveau anatomique le système nerveux descend le long de la colonne vertébrale en partant du tronc cérébral jusqu’au coccyx.

Il est constitué d’un ensemble de nerfs, c’est-à-dire de faisceaux de fibres nerveuses, elles-mêmes formées par les prolongements de cellules nerveuses (neurones), entourées ou non d’une gaine de myéline.

Il est relié à l’ensemble du corps; les organes, les os, les muscles, les tissus et assure la transmission des informations entre le cerveau et le corps.

Cette transmission s’effectue au niveau des synapses. Ces structures fonctionnelles constituent des zones de communication entre deux neurones où le message nerveux est transmis le plus souvent sous forme chimique, via des neurotransmetteurs. Il existe également des synapses électriques.

L’ensemble des informations, des stimuli, des ressentis perçus notamment à travers les cinq sens circule dans le système nerveux.

Chaque odeur, chaque son, chaque bruit, chaque image et chaque sensation corporelle est envoyée au système nerveux.

Il est au centre : il bloque ou libère, il stocke ou fait circuler.

Assurer une bonne régulation du système nerveux, c’est d’abord maintenir un équilibre électrochimique permettant une transmission efficace de l’information.

La nutrition constitue le premier levier de régulation avec un apportant suffisant en vitamines et nutriments (vitamines B, Magnésium, Zinc, acides aminés, Oméga-3 …) ainsi qu’une hydratation adéquate pour maintenir l’équilibre hydrique.

L’équilibre hormonal, ou endocrinien, est également directement lié à celui du système nerveux. Les hormones modulent l’activité des neurones, notamment leur plasticité synaptique, leur excitabilité ainsi que l’humeur.

Ensuite, le sommeil joue un rôle majeur dans la régulation des neurotransmetteurs, la récupération cellulaire, le bon fonctionnement métabolique et la restauration énergétique. Maintenir un rythme circadien avec une exposition à la lumière dès le réveil et une réduction de l’exposition aux écrans avant le coucher favorise une bonne qualité de sommeil et une régulation nocturne efficace.

L’activité physique régulière améliore la plasticité synaptique, notamment via la production de BDNF (Brain-Derived Neurotrophic Factor). Elle augmente également la variabilité de la fréquence cardiaque au repos, véritable indicateur d’un bon équilibre entre activité sympathique et parasympathique. Elle favorise l’augmentation de la sérotonine, qui régule l’humeur et le stress, ainsi que de la dopamine, impliquée dans l’énergie et la motivation, et stimule la libération d’endorphines, souvent appelées « hormones du bien-être ». L’activité physique agit ainsi comme un modulateur neurochimique global.

Enfin les stimulations cognitives et sociales influencent positivement la plasticité neuronale. Cultiver des relations sociales de qualité, continuer à apprendre et à se former chaque jour, et entretenir sa curiosité sont autant de leviers pour maintenir et renforcer l’activité neuronale

Il existe également des facteurs défavorables susceptibles de perturber le bon fonctionnement de cet équilibre électrochimique. L’inflammation chronique altère directement cet équilibre et, en l’absence de réponse adéquate, elle peut à long terme favoriser l’apparition de maladies dégénératives, de cancers ou d’autres pathologies chroniques. Qu’elle résulte de la pollution, de l’alimentation, du stress ou d’infections, cette inflammation chronique perturbe durablement la neurotransmission.

Des facteurs exogènes comme l’alcool, la caféine, les psychotropes modifient directement l’équilibre électrochimique.

Adapter son hygiène de vie, limiter les apports d’excitants, réguler le stress notamment par la respiration, et traiter les sources d’inflammation sont autant de leviers pour soutenir la régulation du système nerveux, améliorer la qualité de vie et favoriser une santé durable.

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